Sainte Jeanne de Chantal
Paroisse Sainte


Connaissez-vous Sainte Geneviève ?

1600ème anniverssaire




Sainte Geneviève ravitaillant les Parisiens
Sainte Geneviève ravitaillant les Parisiens

Miracles et Guérisons obtenus par Sainte Geneviève

L’un des miracles les plus connus a eu lieu au cours de son enfance et concerne la guérison de sa mère.  Saint  Germain d’Auxerre discerna de façon précoce les dons de Geneviève et lui proposa la vie consacrée. Geneviève accepta. Cet engagement fut mal accueilli par sa mère. Un jour, celle-ci qui se préparait à aller à l’église, interdit à sa fille de l’accompagner. Geneviève protesta de son engagement à se comporter en bonne épouse du Christ. Agacée, sa mère la gifla. Aussitôt elle perdit la vue. Geneviève pria pour sa guérison. Se souvenant de ses paroles, sa mère lui demanda de lui porter de l’eau du puits. Geneviève puisa l’eau, la bénit et la porta à sa mère. Celle-ci s’en humecta les yeux et recouvra la vue.
Au printemps 451 un grave danger menaçait Paris. Les Huns d’Attila avaient franchi le Rhin, incendié Metz, Verdun, Laon, Saint Quentin, Reims. Le bruit courait que Paris serait l’étape suivante. Geneviève réunit quelques femmes pour prier le Seigneur de protéger la ville. « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous, les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’il entendra nos supplications. » dit-elle. Paris, conformément à sa clairvoyance, ne fut pas sur l’itinéraire d’Attila.
           
Par la suite grâce à sa foi et à sa prière, elle obtint les moyens matériels de construire une première basilique à Saint Denis, de façon à lutter contre les hérésies qui menaçaient la foi chrétienne. Une nuit, alors qu’elle s’y rendait en pèlerinage avec ses compagnes, la pluie et le vent éteignirent le cierge qui précédait la procession, les laissant perdues dans l’obscurité. Geneviève demanda qu’on lui donne le cierge éteint. Aussitôt qu’elle le toucha, il se ralluma seul, signe de sa foi face aux épreuves et aux combats de la vie.
          
Au milieu du Vème siècle, la province du nord des Gaules est aux mains de Childéric et de ses francs. Geneviève cherchait à éviter le conflit et prônait l’unité des gallo-romains. Quand la vie de prisonniers de Lutèce fut en jeu, un miracle lui permit de sortir de la ville pour rejoindre le lieu d’exécution. Elle demanda à Childéric la grâce des prisonniers. Celui-ci revint sur sa décision et tous furent sauvés.
          
Un jour qu’il avait organisé le blocus de la ville pour y provoquer la famine, Geneviève décida seule d’aller chercher du blé sur ses terres, en utilisant les transports fluviaux. Pendant le voyage, alors qu’un arbre obstruait totalement le cours d’eau elle demanda qu’on le coupe en deux. Surgirent alors deux serpents hideux qui disparurent aussitôt. Étaient-ils une figure de la guerre civile contre laquelle elle luttait, usant de son ascendant sur les francs ? Les bateaux chargés de blé affrontèrent encore bien des obstacles, mais jamais la foi et le courage de Sainte Geneviève ne faiblirent.
           
Tout au long de sa vie elle accomplit des miracles. Des aveugles recouvrent la vue, des paralysés se relèvent, des démons sont expulsés, un enfant aveugle sourd muet et boiteux retrouve la santé et un petit garçon est ressuscité après avoir été recouvert du manteau de la Sainte.
           
En disciple de Jésus, Geneviève impose les mains, se sert de l’eau et de l’huile. Elle marque les malades du signe de la croix. Ces miracles expriment sa foi en la toute puissance d’amour du Seigneur dont elle recevait la force agissante.
           
A sa mort, la piété populaire célébra très vite sa sainteté. Des guérisons sur son tombeau ou lors du déplacement de ses reliques furent attestées. Durant l’été 886, alors que Paris était assiégé par les Normands, les habitants, se souvenant des miracles accomplis, organisèrent une procession autour de la châsse. Cette pratique fut renouvelée à chaque grand péril. En 1130 l’épidémie des ardents fit 14.000 morts dans Paris. La châsse de Sainte Geneviève fut amenée à Notre Dame où 100 malades furent rassemblés et sauvés. Les processions se firent régulières, y compris aux heures sombres de la guerre 1914-1918 quand les allemands s’approchèrent de Paris, témoignant de la confiance et de la reconnaissance des Parisiens dans l’œuvre de leur Sainte Protectrice.