Vie de sainte Jeanne de Chantal en sept tableaux




Tableau de Jean-Louis Sauvat (2016) © DR
Tableau de Jean-Louis Sauvat (2016) © DR

Tableau n°2 - La baronne de Chantal en famille


Contexte historique et familial
Jeune fille, épouse, mère de famille, veuve et fondatrice d’Ordre, Jeanne ne cesse de répéter : « Père, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux », comme Jésus à Gethsémani.
 
Jeanne connaît le bonheur humain de l’amour filial pour un père qu’elle vénère. Elle connaît le bonheur de la jeunesse « prête à toutes les folies », comme elle le dit elle-même.

Elle connaît, trop brièvement, la vie de couple faite d’amour partagé et de tendresse, et le bonheur d’avoir mis au monde six enfants ; malheureusement, deux meurent en bas âge.

Après la mort prématurée de son mari elle élève seule ses quatre enfants avec amour, à Bourbilly, puis à Monthelon. Elle prépare soigneusement leur avenir, avec le concours bienveillant et attentif de son père.
À Monthelon, où elle accepte de vivre par soumission à son beau-père selon les usages de l’époque, l’ambiance n’est pas optimale pour qu’elle puisse dire qu’elle y a vécu « sept ans et demi de purgatoire ».

La scène
Jeanne de Chantal, jeune femme, entourée de son mari, le baron Christophe de Rabutin-Chantal, tué en 1601 lors d’un accident de chasse, et de leurs quatre enfants :
  • Celse-Bénigne, dont l’éducation est confiée à son grand-père Frémyot, et qui est le père de Madame de Sévigné,
  • Marie-Aimée, mariée à 12 ans avec le plus jeune frère de François de Sales, Bernard de Thorens, et qui vit près de sa mère à Annecy,
  • Françoise, qui suit sa mère à Annecy, et épouse plus tard Antoine de Toulongeon,
  • Charlotte, née trois semaines avant la mort de son père, et qui meurt à l’âge de 9 ans.
Telle que nous la décrit mère de Chaugy, sa mémorialiste : « Madame de Chantal était riche de taille, d’un port généreux et majestueux, sa face ornée de grâces, son humeur vive et gaie, son jugement solide… ».
Avec l’aide de Dieu, elle fait face à de nombreux tourments : l’endettement de son mari, la gestion d’un domaine, des deuils répétés, sa vie de veuve commencée à 28 ans, les frasques de son fils, le caractère difficile de son beau-père…
Elle reste toujours fidèle à son devoir d’état.

Fondement et portée du message de Jeanne de Chantal
« Fleuris là où Dieu t’a planté », nous dit sainte Jeanne de Chantal.
La famille est la société naturelle où l’homme et la femme sont appelés au don de soi dans l’amour et dans le don de la vie. C’est à travers elle que, dès l’enfance, on peut apprendre les valeurs morales, commencer à honorer Dieu et à bien user de la liberté.
De même que l’enfant grandit vers sa maturité et son autonomie humaines et spirituelles, il a une vocation singulière qui vient de Dieu, et qui doit s’affirmer tout au long de sa vie.
Il faut se convaincre en effet que la vocation première du chrétien est de suivre Jésus :

« Qui aime père et mère plus que Moi, n’est pas digne de Moi, et qui aime fils ou fille plus que Moi n’est pas digne de Moi » (Mt 10, 37). (In Catéchisme de l’Église Catholique)


Comment Jeanne a-t-elle vécu les nombreux aléas de sa vie familiale ?

Et vous ? Est-ce que la vie de famille est importante à vos yeux ?