Vie de sainte Jeanne de Chantal en sept tableaux




Tableau de Jean-Louis Sauvat (2016) © DR
Tableau de Jean-Louis Sauvat (2016) © DR

Tableau n°4 - La vision prophétique de Jeanne à cheval


Contexte historique et familial
À Bourbilly (Côte d'Or), en 1601, le mari de Jeanne de Chantal décède accidentellement à la chasse. Jeanne est veuve à 28 ans avec quatre enfants : Celse-Bégnine a 5 ans, Marie-Aimée 2 ans et demi, Françoise 15 mois et Charlotte 3 semaines.
Elle reste dans le domaine de son mari en Côte d'Or jusqu'en 1602, année où son beau-père lui demande de venir s’installer chez lui à Monthelon, en Saône-et-Loire.
Elle y vit avec la servante devenue la maîtresse de son beau-père. Elle éduque ses enfants et ceux de son beau-père.
En mars 1604, intervient sa première rencontre avec François de Sales.

La scène
Comme chaque jour, elle se rend à l'église du village, y suit la messe, mais quitte l’office avant la fin pour obéir à l’exigence de ponctualité de son beau-père.

Lors de l’un de ses trajets à cheval dans la campagne, en bas d'une petite colline se profile la silhouette d'un homme en habit ecclésiastique. Perdue dans ses pensées, ayant toujours avec elle son psautier, lorsqu'elle a cette vision, elle n’en comprend pas à ce moment-là le sens.
 
À Dijon, le 5 mars 1604, elle assiste à une prédication de carême par François de Sales, alors évêque de Genève. Elle reconnaît le personnage dont elle avait eu la vision en 1602. Par ailleurs, François de Sales a en songe la vision nette de Jeanne de Chantal qu'il reconnaît également ce jour-là.
Ils font connaissance par l'intermédiaire du frère de Jeanne de Chantal qui est archevêque de Bourges. Ils s'écrivent régulièrement et forment ensemble un grand projet qu’ils mettront en œuvre avec persévérance malgré tous les obstacles.

« Voilà l'homme bien aimé de Dieu et des hommes entre les mains duquel tu dois reposer ta conscience ».

Fondement et portée du message de Jeanne de Chantal
Elle est un exemple pour nous sur trois chemins de foi :
  • la charité (éducation des enfants, soins et nourriture apportés aux malades et aux pauvres...),
  • l’obéissance (à son père comme enfant, à son beau-père malgré les difficultés familiales, et plus tard à son directeur de conscience),
  • la spiritualité (participation à la messe, prière, méditation).
 
« Qu'importe que nous soyons à la cave ou sur le toit pourvu que partout nous fassions la volonté de Dieu ».