Vie de sainte Jeanne de Chantal en sept tableaux




Tableau de Jean-Louis Sauvat (2016) © DR
Tableau de Jean-Louis Sauvat (2016) © DR

Tableau n°6 - La Mère de Chantal supervise le chantier d’un monastère


Contexte historique et familial 
En 1610, Jeanne de Chantal quitte Dijon et, le 6 juin de la même année, elle s’installe dans une modeste maison appelée « La Galerie », à Annecy, en compagnie de trois autres femmes, et, très vite, l’Ordre prend la dénomination de « Visitation » (cf. Lc 1- 39 à 56).
Deux femmes enceintes s'émerveillent du don de Dieu que chacune porte en elle. Dieu ne cesse de visiter l'humanité pour lui communiquer Sa vie et Son amour. Voilà l'inspiration qui a conduit à la fondation de l'ordre de la Visitation.

La création de l’Ordre des Visitandines à Annecy, le 6 juin 1610, ouvre un nouveau chapitre de la vie de sainte Jeanne de Chantal.
À cette date rien ne laisse présager l’essor fulgurant d’une institution qui va rayonner dans toute l’Europe catholique du XVIIème siècle.

A la mort de François de Sales, 13 monastères sont établis :
  • Annecy (1610),
  • Lyon (1615), Moulins (1616),
  • Grenoble et Bourges (1618),
  • Paris (1619), Nevers,
  • Orléans, Montferrand (1620),
  • Valence (1621),
  • Saint-Etienne,
  • Belley et
  • Dijon (1622).
À la mort de Jeanne de Chantal, l’Ordre compte 87 monastères. L’expansion se poursuit, en Europe et hors d’Europe, au cours des siècles suivants.
Aujourd’hui, l’Ordre compte dans le monde plus de trois mille religieuses réparties dans 155 monastères.

La scène
Jeanne de Chantal, fondatrice de l’Ordre de la Visitation, examine le plan de construction d’un monastère et la progression du chantier en compagnie de l’architecte, de François de Sales et de Vincent de Paul.
Les monastères sont implantés exclusivement en ville selon les directives du Concile de Trente (1563).

Les Visitandines sont confrontées sur le terrain aux multiples exigences de la vie urbaine selon le vœu de François de Sales : « Rester en contact avec le peuple chrétien, afin de l'aider par nos prières et bons exemples ».

Les ressources financières, mais également humaines, d’un monastère sont souvent mises à rude épreuve pendant les travaux de construction.
Aussi faut-il, en amont du chantier, accorder la plus grande attention à la mise au point du projet architectural. Cela suppose en premier lieu d’établir un budget solide en fonction des ressources de la maison, puis de choisir un entrepreneur ou un architecte compétent et enfin de rédiger le marché en fonction du programme architectural de l’Ordre.

Vitale pour l’épanouissement spirituel de la Communauté, la régularité architecturale, méthodiquement recherchée à l’époque « classique », dépend essentiellement du degré de vigilance des Visitandines.

Clé de voute de l’organigramme conventuel, la supérieure doit être capable de superviser cette étape préalable avec l’aide de ses conseillères comme le stipule leur « Coutumier ».

Les plans d’un monastère se composent d’un bâtiment en façade ouvert au public comprenant la chapelle, et d’une autre partie « cloîtrée », réservée aux religieuses (cloître, salle du chapitre, réfectoire, cellules individuelles...).
Les Visitandines disposent également d’un jardin potager avec un puits pour leur vie quotidienne, et de parterres de fleurs pour décorer la chapelle.
 
« Vous ne sauriez croire combien il y a d’utilité pour l’esprit et pour l’observance à être bâtis »
 


Jésus a fait de Simon
une pierre d’assise
sur laquelle pourra se construire
la communauté chrétienne.
C’est aussi le sens de la mission
confiée par le Seigneur.