L'APPEL D'ABRAM
LE TABLEAU DE LA CHAPELLE DE L'ATELIER FELICITA
1)J'OBSERVE
- Que voyez-vous sur ce tableau ? Au premier plan, au second plan ?
- Quels sont les personnages représentés, combien sont-ils ?
- Que font-ils ?
- Observez les paysages, les couleurs.
2)J'ÉCOUTE
En écoutant ce texte biblique, je m’interroge :
Quels sont les personnages en jeu dans ce passage, que font-ils, où sont-ils, où vont-ils ?
Genèse 12, 1-6 : Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Harane. Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous les biens qu’ils avaient acquis, et les personnes dont ils s’étaient entourés à Harane ; ils se mirent en route pour Canaan et ils arrivèrent dans ce pays. Abram traversa le pays jusqu’au lieu nommé Sichem, au chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
Genèse 18, 1-5 : Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente. C’était l’heure la plus chaude du jour. Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre. Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur. Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre. Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. »
3)j’observe et je m’interroge :
J’observe à nouveau le tableau de la chapelle et je m’interroge sur le parti pris des artistes : Quels sont les éléments du texte que nous retrouvons ?
Je fais le même exercice avec deux autres tableaux :
TABLEAU DE GUSTAVE DORÉ
Gustave Doré représente très différemment l’appel d’Abraham :
Quels sont les éléments du texte que nous retrouvons ou pas dans le tableau ?
-> Indice > Dieu a renouvelé plusieurs fois son appel et sa promesse. Ecoutez le second appelle d’Abraham :
Genèse 15,1-6 : Après ces événements, la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi. Ta récompense sera très grande. » Abram répondit : « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. » Abram dit encore : « Tu ne m’as pas donné de descendance, et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. » Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram : « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu’un de ton sang. » Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste.
TABLEAU DE JACOPO BASSANO
Jacopo et Francesco Bassano représente une foule de personnages :
De quels personnages s’agit-il? ?
-> Indice : Abram est à gauche, partiellement dans l’ombre, mais son regard est tourné vers le ciel où apparaît Dieu dans la lumière. Il est accompagné de Loth. Sa femme, Sara est en plein centre du tableau sur un cheval blanc entourée des troupeaux… Une servante lui tend un enfant. Ce tableau met en scène l’enjeu majeur de l ‘appel d’Abram. Il découvre que Dieu ne l’a pas appelé lui seul, mais lui et sa femme alors même qu’elle est âgée et stérile.
Renouvellement de la promesse de fécondité : Dieu a choisi Abraham et sa femme Sara
Genèse 18, 1-15 : (Abraham dit) : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur. Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre. Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. » Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente, et il dit : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes. » Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer. Il prit du fromage blanc, du lait, le veau que l’on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre, pendant qu’ils mangeaient. Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l’intérieur de la tente. » Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Or, Sara écoutait par-derrière, à l’entrée de la tente – Abraham et Sara étaient très avancés en âge, et Sara avait cessé d’avoir ce qui arrive aux femmes. Elle se mit à rire en elle-même ; elle se disait : « J’ai pourtant passé l’âge du plaisir, et mon seigneur est un vieillard ! » Le Seigneur Dieu dit à Abraham : « Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : “Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, vieille comme je suis ?”Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? Au moment où je reviendrai chez toi, au temps fixé pour la naissance, Sara aura un fils. » Sara mentit en disant : « Je n’ai pas ri », car elle avait peur. Mais le Seigneur répliqua : « Si, tu as ri. »
-> Cette scène est évoquée en arrière plan dans la peinture de la chapelle.
Genèse 21,1-3 : 01 Le Seigneur visita Sara comme il l’avait annoncé ; il agit pour elle comme il l’avait dit. Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée. Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté : il l’appela Isaac (c’est-à-dire : Il rit).
4) JE FAIS CONFIANCE, J'AIME, J'ESPÈRE
Abram sait ce qu’il doit quitter mais il ne sait pas où il doit aller, il fait confiance à Dieu et à la promesse. La foi est un don… Il est devenu « le Père des Croyants »
> Référence biblique : Hébreux 11,8-19
Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse, car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte. Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable. C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses, qu’ils sont tous morts ; mais ils l’avaient vue et saluée de loin, affirmant que, sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs. Or, parler ainsi, c’est montrer clairement qu’on est à la recherche d’une patrie. S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu la possibilité d’y revenir. En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure, celle des cieux. Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, puisqu’il leur a préparé une ville. Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et entendu cette parole : C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom. Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration.
> Commentaire
Si nous acceptons de demeurer en ce lieu, nous sommes immergés dans ce marathon vers le ciel qui commence avec l’appel d’Abraham, « va, quitte ton pays, ta parenté, la maison de ton père, va vers le pays que je t’indiquerai ». Abraham, notre père dans la foi, écoute l’appel et risque sa réponse, il part sans savoir où, il part sans avoir encore bien compris la promesse « je ferai de toi un grand peuple », mais il fait confiance… il lui faudra beaucoup de temps, de questionnements, d’erreurs aussi pour comprendre que Dieu l’appelait lui et sa femme Sarah. Il lui faudra beaucoup de confiance et d’audace pour croire les trois hommes, les trois anges, Dieu lui- même, le visiter et lui promettre que de sa femme stérile naîtra une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. Tout commence par le don de la foi dans notre marathon vers le ciel, Dieu donne des gages de sa bonté et de sa bénédiction mais il nous faut risquer la confiance, l’aventure… Dès la réponse à l’appel, dè le cap retrouvé, Abraham découvrira ses fuites, ses peurs, ses incompréhensions. Là commence le combat spirituel : Va-t-il continuer à faire confiance alors que la Promesse semble tarder ? Va-t-il entrer dans l’Alliance avec Dieu, jusqu’au bout… jusqu’à obéir à Dieu qui semble lui demander d’offrir son propre fils, son unique, le dépositaire de la Promesse ? Plus tard, l’épître aux hébreux dira qu’Abraham a dû apprendre à croire en la puissance de résurrection de Dieu (He 11,17-19). Père TROUSSEL
> Du marathon de la terre … au marathon vers le ciel !
En tant que sportif, vous avez choisi d’acquérir une technique, d’entrer dans une équipe en tissant des liens fraternels. Pour cela vous vous entrainez, vous faites des matchs, année après année vous poursuiviez vos efforts. Vous vous réjouissez de vos victoires et vous apprenez de vos échecs. Cela est votre marathon sur la terre. Comment faire de l’esprit d’équipe, de la fraternité sportive, un lieu de vraie amitié, de communion avec Dieu et avec les autres ? Comment viser le ciel ? Abram a répondu à l’appel de Dieu, à la promesse d’une terre, d’une descendance et d’une bénédiction qui s’étendrait par lui à toutes les nations. Il a fait confiance et a tout quitté. Il s’est engagé, a persévéré (Genèse 12,15,17,22) Il a pris soin de Loth, de sa femme Sara et ensemble ils ont entrepris un pèlerinage vers la patrie céleste (Hébreux 11,8-19) pour remporter la couronne qui ne se fane pas.
- 1 Corinthiens 9,24-27
Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide. Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié.
Autres références bibliques : Jean 15, Genèse 12, 15,17, 18, 22
-> Défi :
Intercession (prière) pour mon équipe sportive dans laquelle je suis engagé(e) pour que la fraternité devienne communion
> Prière
« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la Patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. Élève ta pensée, monte au Ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus-Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante. Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au Céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aime-Le comme Il Le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la Patience. Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s’il se voit assailli par l’Enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien. Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Ainsi soit-il. de sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)
5) POUR ALLER PLUS LOIN (liens audio, vidéo)
Dieu prend le temps d’éduquer son peuple qu’il chérit. Quand les temps furent accomplis, Dieu envoya son Fils Jésus dans le monde afin que le monde soit sauvé. Par sa passion, sa mort et sa résurrection Jésus-Christ a donné la vie éternelle au monde.L’Ancien testament préfigure le Nouveau testament inauguré par l’incarnation de Jésus, et le nouveau révèle l’ancien. « Voici que je fais toute chose nouvelle » Apocalypse 21,1-5
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